Skip to content
Switch to English Přepnout do češtiny Auf Deutsch wechseln Cambiar a Español Passa all'Italiano Przełącz na Polski Mudar para Português Prepnúť na Slovenčinu

Guide de mise en œuvre

Hoshin Kanri.

Le Hoshin Kanri, appelé en France déploiement de la stratégie et en anglais Policy Deployment, est le système qui transforme deux ou trois objectifs de rupture en objectifs, KPI et chantiers à chaque niveau de l'usine, puis les passe en revue tous les mois pendant un an. Tout tient à deux chiffres et à un verbe : trois objectifs de rupture, pas trente, et négocier en catchball au lieu de faire descendre les cibles par e-mail. La matrice en X n'est que le compte rendu de cette négociation. Si la négociation n'a pas eu lieu, la matrice est une affiche de plus dans le couloir.

Ce qu'est le Hoshin Kanri

Hoshin, en japonais, c'est l'aiguille de la boussole ; kanri, c'est la gestion. La méthode est née du mouvement qualité japonais des années 1960 et circule en anglais sous le nom de Policy Deployment, en français sous celui de déploiement de la stratégie. Retirez le vocabulaire et il reste trois activités liées : choisir un très petit nombre d'objectifs de rupture, les déployer à tous les niveaux pour que chaque niveau connaisse sa contribution chiffrée, et suivre l'avancement à un rythme mensuel fixe pendant toute l'année.

Direction, déploiement, revue. La première partie existe presque partout : une présentation de la stratégie dort quelque part. Ce sont les deux autres tiers qui manquent. La stratégie reste en salle de direction, l'atelier tourne avec les habitudes de l'an dernier et les urgences de la semaine, et les deux se croisent une fois par an, au budget. Le Hoshin Kanri est la mécanique qui les relie, et cette mécanique a un nom : le catchball, la négociation cadrée où chaque niveau envoie vers le bas les objectifs qu'il propose et où le niveau du dessous renvoie ce qu'il peut tenir, ce qu'il ne peut pas, et ce qu'il lui faudrait. Les cibles descendent, les moyens et les objections remontent, et le plan en ressort modifié.

D'où la conséquence : le Hoshin Kanri n'est pas un exercice de planification annuel. S'il n'a lieu qu'en janvier, c'est du budget avec des étapes en plus. Le plan est la partie la moins chère ; le système, c'est la revue mensuelle qui garde trois chiffres vivants dans l'agenda de chaque responsable pendant douze mois. Quant à la fameuse matrice en X, cette grille d'une page qui relie objectifs, chantiers, KPI et pilotes, elle n'est que le compte rendu de la négociation. Si la négociation n'a pas eu lieu, la matrice est une affiche de plus dans le couloir.

Où il se place dans la feuille de route

Sur la feuille de route de transformation TeamGuru, le Hoshin Kanri est la pratique de déploiement de la stratégie, à l'étape où l'on pose le cadre du système. Elle vient délibérément après le diagnostic, pas avant : des objectifs de rupture choisis au doigt mouillé sont en général les mauvais, et une usine qui a parcouru ses flux avec une VSM (Value Stream Mapping) et qui dispose de KPI de référence auxquels le terrain croit choisit ses deux ou trois ruptures sur des faits. En aval, les cibles déployées doivent atterrir quelque part : c'est pourquoi le management quotidien suit immédiatement.

Quand ne pas se lancer

Le Hoshin Kanri suppose une usine capable de mesurer, de choisir et de tenir un rythme. Trois situations disent que ce n'est pas encore le cas :

  • Il n'y a pas de point de départ chiffré. Si personne ne sait dire le taux de service, le taux de rebut ou les arrêts avec un chiffre auquel le terrain croit, toute cible de rupture est un pari. Déployez d'abord la mesure, la stratégie ensuite.
  • La direction ne sait pas dire non aux projets en cours. Le Hoshin Kanri est une méthode de tri déguisée en méthode de planification ; si tous les projets actuels survivent au plan, vous obtiendrez les trente objectifs affichés au mur.
  • Les urgences mangent chaque réunion. Une stratégie déployée dans le chaos s'évapore dès le mardi. Montez d'abord le système d'animation quotidienne, pour avoir une couche stable où déployer.

Dans le troisième cas, l'ordre est inversé exprès : montez d'abord le management quotidien de la performance, stabilisez la journée, puis déployez la stratégie dans un système capable de la porter. Un Hoshin Kanri déversé dans les urgences donne un plan que personne n'a le temps d'exécuter et une revue à laquelle personne ne vient.

Comment conduire le cycle annuel

Le cycle ci-dessous dure un an, mais seules les étapes 1 à 4 relèvent de la planification, et elles doivent tenir en 4 à 8 semaines au total. Les étapes 5 à 7 sont celles que la plupart des déploiements sautent, et celles qui font la différence entre un système de management et une affiche.

The Hoshin Kanri annual cycle

Seven stations, one year: plan in 4 to 8 weeks, then execute and review for the rest.

START Plan · steps 1 to 4 · timeboxed to 4 to 8 weeks Execute · steps 5 to 7 · the rest of the year 1 Vision and breakthrough objectives 3 to 5 year horizon, two or three objectives, each with a number and a date e.g. OTD 79 to 95% 2 This year's annual objectives the slice this year must deliver, plus the list of projects stopped to fund it e.g. 88% OTD by December 3 Catchball down the levels targets down, means come back up Leadership Department Team 4 X-Matrix finalized one matrix per level, one named owner in every row records the agreement catchball produced planning ends, execution begins One annual cycle clockwise from start 7 Annual reflection (hansei) an honest assessment of what the process itself got wrong: targets set blind, catchball skipped, reviews that drifted output: the starting material for next year 6 Mid-year adjustment one scheduled checkpoint around month six; targets revised where reality diverged, with the change written down revise formally or not at all 5 Monthly reviews month 1 month 12 every red KPI leaves the room with a countermeasure, an owner and a date The X-Matrix is only the record of the catchball conversation. If the conversation did not happen, the matrix is wallpaper.
Étape Qui participe Ce qui en sort
1. Fixer la vision et les objectifs de rupture Le directeur de site et le comité de direction, avec les résultats du diagnostic en main Deux ou trois objectifs de rupture à 3 ou 5 ans, chacun avec un chiffre et une date. Ni thèmes ni valeurs : des états finaux mesurables, ceux que le diagnostic désigne comme les plus importants.
2. Définir les objectifs de l'année Le comité de direction, une séance de travail puis une relecture Pour chaque objectif de rupture, la part que cette année doit livrer, écrite comme un objectif annuel mesurable, et la liste écrite des projets arrêtés ou mis en pause pour libérer la capacité.
3. Faire le catchball niveau par niveau Chaque responsable avec son équipe, niveau après niveau, dans les deux sens Des objectifs par service, des KPI et des chantiers négociés. Ceux qui vont tenir les cibles ont contesté les chiffres, proposé les moyens et fait bouger au moins quelque chose.
4. Finaliser la matrice en X Le comité de direction et un pilote du déploiement qui tient le document Une matrice en X par niveau, qui relie objectifs de rupture, objectifs annuels, chantiers et KPI, avec un pilote nommé sur chaque ligne. La matrice consigne l'accord obtenu en catchball.
5. Exécuter avec des revues mensuelles Les pilotes des objectifs et le comité de direction, tous les mois, en temps limité Le réalisé des KPI face à la cible, une contre-mesure avec un pilote et une échéance pour chaque rouge, et des décisions : chantiers débloqués, dotés en moyens ou arrêtés.
6. Corriger à mi-année Le comité de direction, un point programmé vers le sixième mois Des cibles ou des chantiers révisés là où le réel s'est écarté du plan, et une note écrite de ce qui a changé et pourquoi, pour que le bilan annuel travaille sur des faits.
7. Faire le bilan annuel (hansei) Tous ceux qui ont piloté un objectif ou un chantier Un regard honnête sur ce que la démarche elle-même a raté : des cibles fixées à l'aveugle, un catchball sauté, des revues qui se sont vidées. Ce qui en sort alimente l'étape 1 du cycle suivant.

Les décisions qui font le cycle

Cinq décisions déterminent si les sept étapes produisent de l'alignement ou de la paperasse :

  • Tenir la ligne des trois objectifs de rupture. Si un quatrième paraît indispensable, il en remplace un, il ne s'ajoute pas. Chaque objectif ajouté divise par deux l'attention que reçoit chacun des autres.
  • Faire le catchball sur deux niveaux au minimum : la direction du site avec les responsables de service ou de chaîne de valeur, puis les services avec leurs chefs d'équipe partout où un chef d'équipe portera un KPI. En dessous, ce sont les rituels quotidiens qui portent les cibles, pas le catchball.
  • Boucler toute la phase de planification en 4 à 8 semaines. Le catchball prend tout le temps qu'on lui laisse, et un plan terminé en mars est un plan de neuf mois vendu comme un plan annuel.
  • Écrire la liste de ce que vous arrêtez et la publier avec le plan. Nommer les projets arrêtés ou mis en pause, c'est ce qui libère la capacité ; un plan Hoshin Kanri qui n'annule rien est un ajout, pas un déploiement.
  • Un pilote nommé par objectif, par KPI et par chantier. Un service ne peut pas porter une cible. Une personne, oui.

Outil gratuit

Mettez les cinq décisions dans une matrice en X

Construisez-la dans le navigateur, marquez les corrélations, exportez en PNG ou en PDF, partagez un lien. Sans compte.

Ouvrir le générateur de matrice en X

Un objectif de rupture suivi jusqu'en bas

Les chiffres ci-dessous sont illustratifs, mais cohérents entre eux. Ils décrivent le même fabricant de composants de 450 personnes que le reste de la feuille de route de transformation : 456 pièces par jour à travers la découpe, l'usinage, le soudage et l'assemblage, un taux de service bloqué à 79 %. Le diagnostic a montré que la plupart des retards de livraison remontaient à la disponibilité de l'usinage et à des approvisionnements livrés en retard. Voici un objectif de rupture suivi jusqu'en bas, avec des mots qui changent à chaque niveau :

Objectif de rupture, deux ans

Pilote : le directeur de site

Faire passer le taux de service de 79 à 95 % en deux ans.

C'est le langage du résultat. Un client reconnaîtrait cette phrase, et aucun service ne peut la tenir seul.

Objectif annuel, cette année

Pilote : le responsable des opérations

Atteindre 88 % de taux de service en décembre, en divisant par deux les retards de livraison dus à la disponibilité de l'usinage et aux approvisionnements livrés en retard.

Toujours un résultat, mais la phrase nomme maintenant les deux causes que le travail de l'année va attaquer. Ces causes viennent des données de retard, pas des avis exprimés en réunion.

Objectif du service usinage

Pilote : le responsable usinage

Faire passer le respect du planning de l'usinage de 81 à 93 % en ramenant les arrêts non planifiés des deux centres goulots de 26 à 10 heures par semaine.

C'est le langage du processus. Personne, hors de l'usine, n'écrirait cette phrase, et c'est exactement le but : les mots deviennent plus concrets à chaque niveau pendant que l'arithmétique continue de mener à l'objectif de rupture.

Ce que l'usinage suit et pilote réellement

  • KPI 1 : respect du planning de l'usinage, hebdomadaire, de 81 à 93 % d'ici le T4
  • KPI 2 : arrêts non planifiés des centres 4 et 7, hebdomadaire, de 26 à 10 heures d'ici le T3
  • Chantier : programme de maintenance planifiée sur les centres 4 et 7. Pilote : le responsable maintenance. Les 90 premiers jours sont cadrés, revue tous les mois.

Regardez ce que le catchball a fait à ce fil. Le premier jet donnait à l'usinage une cible de 97 % de respect du planning. L'équipe usinage est revenue avec ses données d'arrêts et de retards : un tiers de ses écarts au planning avait pour origine une matière achetée livrée en retard, qu'elle ne maîtrise pas. Résultat : la cible de l'usinage s'est arrêtée à 93 %, le service achats a pris à son compte un objectif déployé sur le taux de service fournisseurs, et l'objectif annuel a été réécrit pour nommer les deux causes. Le plan est devenu plus honnête parce qu'il a été négocié. Cette révision n'est pas une faiblesse de la démarche. C'est la démarche.

La règle générale que ce fil illustre : l'objectif de chaque niveau répond au « comment » du niveau au-dessus et au « pourquoi » du niveau en dessous. Le haut de la cascade parle la langue du client ; le bas parle celle des centres d'usinage et des heures d'arrêt. Quand tous les niveaux d'une cascade se lisent pareil, il n'y a pas eu de déploiement, seulement de la distribution.

Le rythme des revues

La revue mensuelle du Hoshin Kanri est le moment où le système rembourse son coût, et ce n'est pas une réunion d'avancement comme les autres. Trois règles la gardent honnête. D'abord, le support, c'est le document de travail : la matrice en X et les courbes de KPI à jour, les mêmes chiffres que ceux affichés dans l'atelier, pas des diapositives préparées la veille. Ensuite, tout KPI qui rate sa cible sort de la salle avec une contre-mesure, un pilote et une échéance ; expliquer un écart n'est pas le refermer. Enfin, la revue décide. Les chantiers sont débloqués, dotés en moyens ou arrêtés pendant la réunion, par les gens présents. Une revue qui se termine en programmant une autre revue a raté son seul travail.

Quatre-vingt-dix minutes suffisent pour une revue de site portant sur trois objectifs de rupture, à condition que les pilotes arrivent avec leurs chiffres à jour, et cela ne suffit que tant que le nombre d'objectifs reste petit. Ce rythme mensuel se greffe sur la revue de direction que l'usine tient déjà, au lieu de vivre à côté : intégrez les objectifs Hoshin Kanri dans la même réunion mensuelle plutôt que de créer un forum concurrent, et laissez les AIC quotidiennes et hebdomadaires traiter les signaux à court terme, pour que la revue mensuelle reste au niveau des objectifs et des contre-mesures.

Comment ça échoue

Le Hoshin Kanri échoue de façons connues et répétitives, et presque toutes sont visibles dès les deux premiers mois quand on sait quoi regarder :

Les signes que ça va mal

  • Trente objectifs et leurs sous-objectifs, dont personne ne peut citer un seul de mémoire
  • Des cibles sans pilote, ou portées par un service au lieu d'une personne
  • Du catchball de façade : les réunions ont eu lieu, mais chaque chiffre est remonté exactement comme il était descendu
  • La matrice en X vit dans le tableur d'un ingénieur amélioration continue et personne d'autre ne sait en expliquer une ligne
  • Des revues mensuelles qui admirent les courbes, repoussent les sujets difficiles et ne décident rien

Les signes que ça marche

  • Trois objectifs de rupture que n'importe quel chef d'équipe cite sans regarder
  • Chaque objectif, chaque KPI et chaque chantier porte un pilote nommé
  • Le catchball a changé au moins une cible ou un chantier à chaque niveau
  • Les pilotes tiennent leurs propres lignes ; la matrice se lit en revue, elle ne se reconstruit pas pour l'occasion
  • Les revues se terminent par des décisions : contre-mesures attribuées, chantiers arrêtés ou débloqués

Et après

Deux fils continuent à partir d'ici. Le premier est le document de travail : le guide de la matrice en X explique comment construire et lire cette page unique, et le guide du catchball entre dans le détail de la négociation, y compris quand un niveau résiste fermement. Le second fil descend : les KPI déployés doivent rejoindre les tableaux que l'atelier utilise tous les jours, et c'est le terrain de l'arbre de KPI et du management quotidien de la performance. Un objectif de rupture qui n'apparaît jamais sur un tableau d'AIC est un objectif de rupture sur lequel l'usine ne travaille pas.

Le point de rupture pratique est le même dans les deux fils : les liens entre objectifs, KPI, chantiers et pilotes se défont dès qu'ils vivent dans des tableurs séparés. C'est là que le cas d'usage déploiement de la stratégie de TeamGuru fait son travail : il garde chaque objectif relié à ses KPI, à ses chantiers et à ses pilotes nommés, de la salle de direction jusqu'aux actions de la semaine, pour que la revue mensuelle lise des données vivantes au lieu d'une reconstitution. Sur la feuille de route, la pratique suivante est le management quotidien : le système qui transforme les trois chiffres de l'année en conversation de chaque matin.

Cycle annuel du Hoshin Kanri : une boucle de sept stations dans le sens des aiguilles d'une montre, de la vision et des objectifs de rupture au catchball et à la matrice en X, puis aux revues mensuelles, à la correction de mi-année et au bilan annuel, ce qui ressort du hansei alimentant le cycle suivant (guide TeamGuru)

À emporter

Le diagramme de ce guide en image, libre d'usage dans vos formations internes et vos ateliers.

Télécharger le PNG
Aperçu du diagramme Télécharger le PNG
Cycle annuel du Hoshin Kanri : une boucle de sept stations dans le sens des aiguilles d'une montre, de la vision et des objectifs de rupture au catchball et à la matrice en X, puis aux revues mensuelles, à la correction de mi-année et au bilan annuel, ce qui ressort du hansei alimentant le cycle suivant (guide TeamGuru)

Questions fréquentes

Que veut dire Hoshin Kanri ?
Hoshin, en japonais, c'est l'aiguille de la boussole, la direction à suivre ; kanri, c'est la gestion, le pilotage. L'expression se traduit donc à peu près par « gestion du cap ». En France on parle de déploiement de la stratégie, parfois de management par percée ; en anglais de Policy Deployment ou de strategy deployment. Tous ces noms désignent la même chose : un système qui fait descendre quelques objectifs de rupture à tous les niveaux d'une organisation et qui les passe en revue à un rythme fixe.
Quelle différence entre le Hoshin Kanri, les OKR et la direction par objectifs ?
Le fond est commun : peu d'objectifs, des résultats mesurables, des points réguliers. Les OKR tournent en général au trimestre et s'arrêtent à la fixation des objectifs, en laissant le système de revue à celui qui les met en place ; la direction par objectifs (MBO) fait descendre les cibles sans négocier les moyens et reste souvent liée à l'évaluation individuelle. Le Hoshin Kanri ajoute trois choses : la négociation des cibles et des moyens en catchball, une revue mensuelle et un point de correction à mi-année, et des objectifs de rupture pluriannuels au-dessus des objectifs de l'année. Une usine qui parle déjà OKR peut garder son vocabulaire et y ajouter le catchball et la discipline de revue.
Combien d'objectifs dans un plan Hoshin Kanri ?
Trois objectifs de rupture, cinq au maximum absolu, et à peu près autant d'objectifs annuels en dessous. Le compte, c'est toute la méthode : chaque objectif ajouté dilue l'attention, la capacité et le temps de revue qui restent aux autres. Si la direction n'arrive pas à descendre à trois, c'est ce désaccord sur les priorités qui est le vrai problème, et le Hoshin Kanri vient de le mettre sur la table très tôt.
Combien de temps prend un déploiement Hoshin Kanri ?
La phase de planification, du choix des objectifs de rupture au catchball jusqu'à la matrice en X finalisée, doit tenir en 4 à 8 semaines, et il faut la borner. Le cycle complet, lui, dure un an : revues mensuelles, correction à mi-année, bilan annuel qui alimente le tour suivant. La première année est la plus rugueuse, parce que les données de départ, la discipline de revue et l'habitude de dire non se construisent en même temps.
Jusqu'où le catchball doit-il descendre ?
Aussi bas que descend la responsabilité d'un KPI, pas plus bas. Dans la plupart des usines, cela fait deux tours : la direction du site avec les responsables de service ou de chaîne de valeur, puis les services avec les chefs d'équipe là où un chef d'équipe porte un KPI déployé. Les opérateurs rencontrent la stratégie par le management quotidien, les tableaux et les AIC (animation à intervalle court), pas en séance de catchball.
Que faire en cours d'année quand la réalité change ?
Les petits écarts se traitent en revue mensuelle : un KPI au rouge repart avec une contre-mesure, un pilote et une échéance, pas avec une cible revue à la baisse. Les vrais changements, un client perdu, une demande qui s'effondre, un chantier qui échoue, se traitent au point de mi-année, où les cibles et les chantiers sont officiellement révisés et où le changement est écrit noir sur blanc. Ce qui tue la crédibilité, c'est la troisième voie : abandonner le plan en silence pendant que la matrice reste au mur.

Comment TeamGuru le met en pratique

Une stratégie que le terrain voit

Découvrez comment TeamGuru garde objectifs, KPI, chantiers et pilotes reliés entre eux, de la salle de direction jusqu'aux actions de la semaine.