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Guide de mise en œuvre

Tableaux SQDIP.

Le tableau SQDIP suit la Sécurité, la Qualité, le Délai, l'Inventaire et la Productivité d'un secteur, un jour après l'autre, sur des règles binaires rouge ou vert. En France, le même tableau s'appelle souvent SQCDP ou SQDC : seules les lettres changent. C'est une structure de conversation, pas une décoration murale : chaque lettre force une réponse quotidienne à une seule question, est-ce qu'on tient la journée, et sinon, qui fait quoi. Un tableau qui ne passe jamais au rouge ment.

Le SQDIP, lettre par lettre

Le SQDIP, ce sont cinq lettres sur un tableau posé dans le secteur : Sécurité, Qualité, Délai, Inventaire, Productivité. Chaque lettre porte une grille d'une case par jour du mois, et chaque jour l'équipe colorie sa case en rouge ou en vert selon une règle fixée à l'avance. Sous les lettres court la bande d'actions : ce qui est passé au rouge, ce qui est fait pour le traiter, qui le pilote et pour quand. En France, le même tableau s'appelle le plus souvent SQCDP, parfois SQDC.

Le tableau est une structure de conversation, pas une décoration murale. Les lettres existent pour forcer une réponse quotidienne à une question par dimension : est-ce qu'on tient la journée, et sinon, qui fait quoi. Les couleurs ne sont pas le sujet. Le sujet, ce sont les dix minutes que l'équipe passe devant elles chaque matin ; le tableau n'existe que pour donner des faits à cette conversation.

C'est pour cela qu'un tableau qui ne passe jamais au rouge ment. Soit les règles sont si molles qu'elles ne peuvent pas être franchies, soit les marques sont des moyennes qui lissent les écarts, soit les gens ont appris qu'une case rouge leur vaut un interrogatoire. Le rouge n'est pas l'échec. Le rouge est le produit : chaque case rouge est un problème attrapé le jour où il est arrivé, assez petit pour être encore bon marché.

Lettre Ce que suit le niveau 1 Exemple d'indicateur Exemple de règle de rouge
S Sécurité Accidents, presqu'accidents, premiers soins, situations dangereuses relevées et traitées. La question du jour : tout le monde est-il rentré entier hier, et le sera-t-il ce soir ? Accidents du travail et presqu'accidents par poste Rouge dès un accident du travail ou un presqu'accident sur le poste
Q Qualité Défauts produits ou détectés dans le secteur, conformité au premier passage, tout ce qui est parti au process suivant ou au client. La question du jour : était-ce bon du premier coup ? Taux de conformité au premier passage (FPY) Rouge si le FPY passe sous 97 % sur le poste
D Délai La production réalisée face au plan du poste, le taux de service, les retards imputables au secteur. La question du jour : le process suivant ou le client a-t-il eu ce qui était promis ? Pièces terminées face au plan du poste Rouge si le poste se termine sous le plan, même d'une pièce
I Inventaire L'en-cours face aux bornes définies, la discipline kanban, les ruptures matière. La question du jour : la matière est-elle là où la conception du flux la veut ? En-cours en amont du secteur, en pièces Rouge si un stock tampon dépasse le maxi ou descend sous le mini au comptage de prise de poste
P Productivité Production par heure travaillée, temps d'arrêt, tenue du takt. La question du jour : l'effectif que nous payons a-t-il produit ce qui était prévu ? Pièces par heure travaillée Rouge sous 95 % du standard sur le poste

Notez ce que toutes ces règles ont en commun : elles sont binaires, et elles se jugent à l'échelle du poste. Un seuil, franchi ou non, sur ce que cette équipe pouvait influencer avant la fin de son poste. Pas de jaune, parce que le jaune est l'endroit où les écarts vont se cacher. Pas de pourcentage cumulé depuis le début du mois, parce qu'une moyenne vous laisse perdre aujourd'hui pendant que le tableau reste vert.

Où le SQDIP se place dans la feuille de route de transformation

Sur la feuille de route de déploiement TeamGuru, les tableaux SQDIP sont le cœur visuel de la pratique management quotidien de l'étape Run Daily. Ils arrivent une fois qu'une référence KPI fiable existe, avancent en parallèle du travail standardisé et des 5S, et alimentent la résolution structurée de problèmes avec ce qu'ils font apparaître. Cette page traite le tableau lui-même. Le système autour de lui est traité dans le management quotidien de la performance, et la cascade de réunions à laquelle le tableau rend compte est traitée dans le guide des réunions AIC.

Quand un tableau est prématuré

Un tableau SQDIP démultiplie un système de management qui existe déjà à l'état d'ébauche. Il ne le remplace pas. Attendez si l'un de ces points est vrai :

  • Il n'y a pas de référence fiable. Si le secteur ne sait pas encore dire ce que valent vraiment sa conformité au premier passage ou son taux de service, les règles de rouge deviennent des suppositions, et la première dispute au tableau porte sur les données, pas sur le problème. Construisez d'abord la mesure ; voir le guide des KPI de production ci-dessous.
  • Il n'y a pas de rituel pour en faire quelque chose. Un tableau sans réunion quotidienne est un graphique. Si les superviseurs ne peuvent pas protéger dix minutes par jour, réglez ce problème d'agenda avant d'acheter des tableaux blancs.
  • Personne au-dessus du secteur ne répond aux escalades. Si un rouge que l'équipe ne sait pas résoudre n'a nulle part où aller, le tableau enseigne l'impuissance en couleurs.
  • Le secteur traverse une crise aiguë. Une semaine ligne arrêtée ou un blocage qualité client demande de la sécurisation, pas une routine nouvelle. Lancez le tableau quand le secteur sort du mode pompier.

Le premier cas est de loin le plus fréquent. Si le site cherche encore quoi mesurer et comment, commencez par le guide des KPI de production et revenez ici quand les chiffres survivent à une discussion.

La disposition du tableau

La disposition qui marche est ennuyeuse et reproductible : cinq panneaux en ligne, un par lettre. Chaque panneau porte la lettre, l'indicateur et sa règle de rouge, imprimés là où tout le monde peut les lire, plus une grille jour par mois de 31 cases coloriées au fil des jours. En bas court la bande d'actions : une ligne par rouge, avec le fait, l'action, le pilote, l'échéance et le statut. Certains sites dessinent la grande lettre elle-même découpée en 31 segments ; cela photographie bien, mais une grille simple se marque et se vérifie plus facilement.

Tableau du secteur assemblage, 17e jour du mois

S Sécurité

Accidents + presqu'accidents

Q Qualité

Conformité 1er passage

D Délai

Pièces face au plan

I Inventaire

En-cours face aux bornes

P Productivité

Pièces par heure travaillée

Bande d'actions

Jour Lettre Fait Action Pilote Échéance Statut
12 Q FPY 96,1 %, broches de connecteur tordues Remontée au niveau 2, 8D ouvert K. Malik 20 Ouverte
16 D 214 pièces sur 228, bourrages d'alimentateur ligne 2 Remplacer le rail d'alimentation usé M. Ortiz 19 En cours
17 P 2,3 pièces par heure travaillée, deux postes non pourvus Former deux opérateurs du sous-assemblage J. Rivera 24 Ouverte

Tableau illustratif, en milieu de mois. Chaque case rouge des grilles doit renvoyer à une ligne de la bande d'actions, et chaque ligne à une case rouge.

Tout le reste est facultatif. Une courbe de suivi ou un Pareto derrière chaque panneau aide dès que l'équipe fait de la résolution de problèmes hebdomadaire ; les photos, les chartes et les politiques plastifiées, non. Le test pour tout ce qu'on ajoute au tableau : la réunion de dix minutes s'en sert-elle ? Sinon, c'est de la décoration qui chasse de l'information.

Installer un tableau, secteur par secteur

Un tableau se construit en une après-midi et devient réel en quatre à six semaines. La séquence ci-dessous est le chemin d'un seul secteur ; menez-le jusqu'à un rythme stable avant d'attaquer le suivant.

  1. Prenez un secteur pilote, pas tout le site. Choisissez le secteur dont le superviseur est le plus solide, pas celui qui a les plus mauvais chiffres. Son rôle est de produire un exemple qui marche et que les suivants copieront ; un secteur en difficulté ne peut pas porter une routine neuve et ses vieux problèmes en même temps.
  2. Choisissez des indicateurs que l'équipe du poste peut influencer. Un indicateur par lettre, et chacun passe le même test : si l'équipe fait tout bien aujourd'hui, la lettre passe-t-elle au vert ce soir ? Le TRS du site, le coût mensuel des rebuts et les PPM client échouent à ce test au niveau 1. Les pièces face au plan, la conformité au premier passage sur la ligne et les pièces en stock tampon le passent.
  3. Fixez la règle rouge ou vert binaire, à l'échelle du poste. Un seuil, un poste, pas de jaune, pas de moyenne cumulée depuis le début du mois. Le jaune est l'endroit où les écarts vont se cacher, et une moyenne est une façon de perdre aujourd'hui pendant que le tableau dit le contraire. N'importe qui dans le secteur doit pouvoir vérifier la couleur de la veille en moins d'une minute.
  4. Construisez le tableau et décidez qui le marque, et quand. L'équipe sortante marque la grille à la relève de poste, dans son travail standardisé, le superviseur confirmant sans se substituer à elle. Un tableau colorié par le seul superviseur à 16h00 est un rapport, et un rapport ne change pas le poste suivant.
  5. Répétez les 10 minutes, chaque jour, pendant deux semaines. Tenez la réunion chaque jour travaillé avec un coach dans le cercle : même heure, même ordre, ordre du jour affiché au tableau. Le superviseur anime dès le premier jour. Le responsable de secteur y vient pour montrer le comportement attendu, et surtout le plus difficile : remercier pour un rouge.
  6. Branchez l'escalade avant de généraliser. Mettez-vous d'accord sur ce que le secteur décide seul, sur ce qui monte à la réunion de niveau 2, et sur le délai de retour de la réponse. Répliquez ensuite secteur par secteur, un à la fois, chacun choisissant ses cinq indicateurs. Recopier les indicateurs du premier tableau sur tous les autres, c'est ainsi que le SQDIP devient du papier peint.

La réunion de 10 minutes au tableau

Debout, au tableau, à la même heure chaque jour, animée par le superviseur, avec tous ceux qui ont tenu le poste. Dix minutes suffisent parce que la réunion décide et attribue : elle ne résout pas. Les repères en minutes sont une discipline, pas un exercice de chronomètre. Ils existent pour que la sécurité ne saute jamais et que les actions ne soient jamais écrasées par le reste.

Minute Séquence Ce qui se passe
0:00 à 1:00 La sécurité d'abord Tout incident, presqu'accident ou situation dangereuse des dernières 24 heures, plus le risque précis du jour : un nouvel opérateur, une entreprise extérieure qui intervient, une machine ouverte pour maintenance. La sécurité ouvre chaque réunion, même quand le mois entier est vert.
1:00 à 3:00 Les lettres de la veille Parcourez S, Q, D, I, P dans l'ordre. Une lettre verte tient en un mot. Chaque rouge reçoit le fait en une phrase : quoi, où, combien. On ne cherche pas la cause racine au tableau.
3:00 à 5:00 Les rouges d'hier deviennent des actions Chaque rouge reçoit une action avec un pilote et une échéance sur la bande d'actions, ou une mise à jour de l'action qu'il a déjà. Un rouge sans action est l'échec de la réunion, pas celui du poste.
5:00 à 7:00 Les risques du jour Ce qui peut faire passer une lettre au rouge aujourd'hui : un effectif incomplet, une rupture matière, une machine signalée par la maintenance, un essai de production. Les contre-mesures se décident maintenant, pas à 14h00 quand le plan est déjà perdu.
7:00 à 9:00 Actions et escalades Passez la bande d'actions : à échéance aujourd'hui, en retard, bloquées. Tout ce que le secteur ne peut pas régler avec ses propres personnes et son propre budget est désigné pour l'escalade au niveau 2, avec le nom de celui qui l'y portera.
9:00 à 10:00 Clôture Redites qui doit quoi, pour quand. Terminez à l'heure. La ponctualité de la réunion, c'est la crédibilité du tableau.

La règle qui fait tenir les six séquences : pas de résolution de problèmes au tableau. Dès que deux personnes se mettent à débattre des causes, les six autres décrochent. La phrase de l'animateur est simple : bon problème, mauvaise réunion, qui le prend et pour quand.

Cas concret : cinq indicateurs, cinq règles de rouge

Les chiffres sont illustratifs, mais cohérents entre eux. Ils reprennent le fabricant de composants de 450 personnes qui sert de fil rouge à la feuille de route de transformation : 456 pièces par jour de demande, un fonctionnement en 2x8, 54 000 secondes de temps d'ouverture quotidien, un takt time de 118 secondes. Son secteur assemblage final tourne avec 12 opérateurs par poste et doit 228 pièces par poste. L'équipe du secteur a choisi ces cinq indicateurs et ces cinq règles :

Lettre Indicateur Le vert, c'est Règle de rouge
S Accidents du travail et presqu'accidents Zéro accident, zéro presqu'accident Rouge dès un accident du travail ou un presqu'accident sur le poste
Q Conformité au premier passage, au test de fin de ligne 97 % ou mieux (au plus 6 défauts sur 228 pièces) Rouge à partir de 7 défauts sur un poste de 228 pièces
D Pièces terminées face au plan du poste 228 pièces, le plan complet du poste Rouge si le poste se termine sous 228, même à 227
I En-cours en amont de l'îlot à la prise de poste 450 à 900 pièces, un à deux jours de demande Rouge si le comptage dépasse 900 ou descend sous 450 pièces
P Pièces par heure travaillée (12 opérateurs, 90 heures) 2,5 pièces par heure travaillée ou mieux Rouge sous 2,4, soit environ 95 % du standard

Trois de ces règles méritent un mot. Le délai est volontairement sans pitié : 227 pièces, c'est rouge, parce que « c'est presque bon » est la façon dont un plan s'effrite une pièce à la fois. La plage d'en-cours, 450 à 900 pièces, n'a rien d'arbitraire : c'est le supermarché dimensionné dans la VSM du site, et le tableau garde donc une décision de dimensionnement, pas une opinion. Quant à la sécurité, elle compte un presqu'accident déclaré comme un rouge, et c'est voulu : rouge veut dire « on en parle aujourd'hui », pas « quelqu'un va avoir des ennuis ». Le superviseur remercie celui qui l'a déclaré, à voix haute, par son nom, à chaque fois : le jour où les presqu'accidents cessent d'être déclarés est le jour où la ligne S se met à mentir.

Les deux premières semaines, le tableau est resté largement rouge : le délai non tenu six jours sur dix, la productivité qui oscillait au gré des postes non pourvus, et la qualité rouge trois jours de suite sur le même défaut de broches tordues. Cette série, c'est à quoi ressemble un tableau qui fonctionne. Le rouge des broches est monté au niveau 2, est revenu sous forme de 8D avec le fournisseur de connecteurs, et la ligne D s'est redressée deux semaines plus tard pour une raison que tout le monde au tableau savait nommer.

SQDCP, SQCDP et autres variantes

Tout site finit par avoir le débat des lettres. Les variantes courantes :

Variante Ce qui change Quand cela a du sens
SQDC / SQDCP Le C de Coût, soit à la place de l'Inventaire et de la Productivité, soit ajouté en cinquième lettre Quand la finance exige une lettre coût. Soyez honnête : une équipe de poste agit rarement sur le coût directement. Donnez au C un levier qu'elle maîtrise, des pièces rebutées ou des heures supplémentaires, pas un montant calculé ailleurs.
SQCDP Les mêmes lettres, la qualité placée avant le délai C'est la forme la plus répandue dans les usines françaises, et c'est une déclaration de priorité. Sans effet sur la mécanique, et parfois utile dans un site qui sort de l'habitude d'expédier des défauts pour tenir le planning.
+E (environnement) Un panneau E pour les déversements, les rejets et les conditions de l'autorisation d'exploiter Industries de process, où un événement environnemental est aussi grave qu'un accident. Ailleurs, cela dilue l'attention plus qu'autre chose.
+M (moral ou personnel) Présence, couverture des compétences, postes non pourvus Utile là où l'absentéisme est la contrainte quotidienne sur le plan. Gardez la règle binaire : rouge si le poste a démarré sous son effectif ou sa polyvalence minimale.

Notre parti pris : discutez moins des lettres et davantage des règles de rouge. N'importe quel jeu de lettres fonctionne si chaque lettre a une règle binaire à l'échelle du poste, une marque quotidienne faite par l'équipe et une bande d'actions réellement passée en revue. Aucun jeu de lettres ne fonctionne sans cela. Un site qui passe trois semaines à débattre de la place de l'inventaire évite en général la conversation plus difficile : ce que rouge doit vouloir dire.

Le fonctionnement au quotidien

Les marques sont faites à la relève par l'équipe sortante, selon les règles, en moins de cinq minutes, dans un travail standardisé écrit. La réunion se tient au démarrage du poste entrant. Ce moment compte : le tableau décrit hier alors qu'il reste un aujourd'hui à protéger.

Chaque rouge suit le même chemin. Il devient un fait en une phrase, puis une action avec un pilote et une date sur la bande. Un rouge que le secteur sait traiter reste au niveau 1. Un rouge que le secteur ne peut pas traiter avec ses propres personnes et son propre budget, une lettre rouge trois jours de suite, ou la même cause qui revient dans la semaine, monte à la réunion de niveau 2 le matin même, porté par une personne nommée, avec un délai convenu pour le retour de la réponse. Cette cascade fait l'objet du guide des réunions AIC, et la mécanique d'escalade est le cas d'usage escalade des problèmes. Les rouges chroniques, ceux qui survivent aux solutions rapides, quittent le tableau et entrent en résolution structurée de problèmes avec une page de marques quotidiennes comme preuve.

Les managers tiennent le système en venant au tableau. Un directeur de site qui passe voir deux tableaux par semaine dans son travail standardisé du leader et demande « ce rouge, il a produit quoi ? » enseigne plus sur les standards que n'importe quelle procédure. Un manager qui longe un mur tout vert sans demander comment un secteur en difficulté arrive à être vert enseigne quelque chose lui aussi.

Le bon et le mauvais tableau

Le mauvais tableau

  • Colorié à 16h00 par le seul superviseur, de mémoire
  • Des moyennes et des pourcentages cumulés au lieu de marques quotidiennes
  • Pas de bande d'actions, ou des actions sans pilote ni date
  • Six semaines de vert d'affilée dans un secteur que tout le monde sait en difficulté
  • Des indicateurs que le poste ne peut pas bouger : TRS du site, coût mensuel des rebuts, PPM client
  • La réunion glisse vers 25 minutes de débat sur les causes, debout au tableau

Le bon tableau

  • Marqué par l'équipe à la relève, rouge le jour même où la règle est franchie
  • Des règles binaires au poste que n'importe qui peut vérifier en une minute
  • Chaque case rouge reliée à une action, avec un pilote et une date
  • Les rouges qui se répètent montent, et la réponse revient dans la journée
  • Les managers posent des questions au tableau au lieu de demander des rapports
  • Dix minutes, debout, à la même heure chaque jour, terminées à l'heure

Passer au numérique sans le tuer

Commencez physique. L'habitude, marquer une case de sa propre main, se tenir en cercle, pointer un rouge du doigt, se construit plus facilement autour d'un mur que d'un écran. Mais un tableau blanc a de vraies limites à l'échelle : l'historique s'arrête à 31 jours quand la grille est effacée, les bandes d'actions se remplissent et disparaissent au chiffon, et un rouge qui monte doit être ressaisi dans l'outil du niveau 2.

Le numérique corrige exactement cela, à condition d'être conçu comme un tableau et non comme un tableau de bord. Dans TeamGuru, les lettres vivent comme des KPI avec leur règle de rouge attachée, la réunion de dix minutes garde son ordre du jour permanent dans la gestion des réunions, et un rouge devient dans le même geste une action pilotée et datée, visible par la réunion de niveau 2 sans que personne recopie quoi que ce soit. Douze mois de marques quotidiennes deviennent le Pareto dont la résolution de problèmes a besoin, et qu'un tableau blanc effacé ne vous donnera jamais.

Ce qui doit survivre au passage au numérique, sans négociation : la réunion quotidienne debout devant un écran ou un tableau dans le secteur, un humain qui valide les couleurs du jour plutôt qu'un algorithme qui les attribue sans témoin, et des règles de rouge binaires que personne ne lisse en indices. L'outil doit supprimer la ressaisie, pas le rituel. Un tableau de bord devant lequel personne ne se tient debout, c'est le vieux mur qui ment, avec un identifiant en plus.

Tableaux SQDIP : diagramme de mise en œuvre (guide TeamGuru)

À emporter

Le diagramme de ce guide en image, libre d'usage dans vos formations internes et vos ateliers.

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Tableaux SQDIP : diagramme de mise en œuvre (guide TeamGuru)

Questions fréquentes

Que veut dire SQDIP ?
Sécurité, Qualité, Délai (Delivery), Inventaire et Productivité. Chaque lettre est une dimension de la performance quotidienne d'un secteur, marquée rouge ou vert chaque jour selon une règle binaire à l'échelle du poste, et passée en revue dans une courte réunion debout au tableau.
SQDIP, SQCDP ou SQDC ?
Seules les lettres changent. La forme la plus répandue en France est SQCDP, où le C est le Coût et où la qualité passe devant le délai ; SQDC en retire deux, et certaines industries de process ajoutent un E pour l'environnement. La mécanique est identique : marquage quotidien, règles binaires, bande d'actions et réunion courte. Le jeu de lettres compte bien moins que l'honnêteté des règles de rouge.
Qui met à jour le tableau SQDIP ?
L'équipe, à la relève de poste, dans le travail standardisé de l'équipe sortante, le superviseur confirmant les marques. Un tableau rempli par le seul superviseur en fin de journée dit à l'équipe que le tableau appartient à l'encadrement, et la réunion meurt en un mois.
Tableau physique ou numérique ?
Commencez physique : l'habitude de marquer, de discuter et d'agir se construit plus facilement devant un mur où tout le monde se tient. Passez au numérique une fois la routine tenue, parce qu'un logiciel garde l'historique au-delà de 31 jours, garde les actions reliées à leur pilote et fait monter les escalades sans ressaisie. Quel que soit le support, la réunion quotidienne debout reste.
Que se passe-t-il quand une lettre est au rouge ?
Le rouge devient un fait en une phrase, puis une action avec un pilote et une échéance sur la bande d'actions. Si la même lettre reste rouge plusieurs jours, ou revient pour la même cause, elle monte à la réunion de niveau 2, et les rouges chroniques partent en résolution de problèmes formelle. Un rouge qui ne produit rien d'autre qu'un carré rouge, voilà le vrai échec.
Au bout de combien de temps un tableau SQDIP change-t-il les comportements ?
L'habitude de la réunion prend deux à trois semaines de répétition quotidienne. La confiance prend plus longtemps : elle arrive la première fois qu'un rouge remonté revient résolu. Si au bout de 90 jours le tableau est presque tout vert et que rien n'a changé dans le secteur, les règles de rouge sont trop molles, ou la bande d'actions n'est pas passée en revue.

Comment TeamGuru le met en pratique

Le tableau qui tient la journée

Découvrez comment TeamGuru relie les tableaux quotidiens aux KPI, réunions, actions et escalades qui les empêchent de mentir.